Observer, décrire, interroger, déconstruire, analyser, comprendre, expliquer et synthétiser…, sont les incontournables étapes ou enchainement d’étapes qui permet à l’observateur en sciences sociales de passer du niveau de la première observation à celui de la dernière étape qui consiste à synthétiser d’une manière compréhensible ce qui a été observé avec ses spécificités, ses dynamiques et sa complicité…

Mais qu’est-ce qu’une image pour les sciences sociales si ce n’est justement la synthèse qui se présente soit comme une image fixe soit comme un enchainement d’images qui composent un diaporama ou une vidéo si le déroulement des images s’en trouve accéléré… Des mots et des « clichés », deux outils dont la fonction principale est de transmettre des observations, des sensations, des idées, des analyses…

Il y a bien sûr une question d’échelle dans l’appréhension de l’objet observé. Quand le « spécialiste » en sciences sociales passe de l’infiniment grand à l’infiniment petit et des temps longs aux temps courts, il opère un zoom ou un focus dans l’espace et/ou dans le temps, exactement de la même manière que le photographe qui change d’échelle d’observation et de mise en évidence en zoomant sur l’objet observé pour en montrer les plus petits détails et/ou la place et l’importance dans un cadre spatial ou temporel plus large.

La carte géographique n’est-elle pas une simple « image » qui traduit une représentation plus ou moins précise et détaillée d’un phénomène observé à un moment et dans un espace précis ? Une simple image renseigne sur la complexité d’une réalité qu’il serait impossible d’appréhender à l’œil nu. L’image satellite ne s’est-elle pas imposée comme un outil particulièrement utile, voire indispensable tant pour le chef de guerre que pour l’ingénieur agronome en charge d’une production quelconque ?

Par ailleurs, l’image comme le texte ne sont en fait que le résultat d’une observation plus ou moins affiné selon l’étape de l’approche du terrain. Plus et mieux on observe, mieux on affine le rendu. Plus ce travail d’observation et de tentative de comprendre le phénomène étudié est affiné et solide, plus le texte et/ou l’image en rendent compte avec finesse, précisions et interrogations.

C’est donc à cet exercice d’observation, de questionnement, d’analyse et de synthèse filmée, dessinée ou photographiée, que les participant.e.s seront invité.e.s.

L’objectif est de montrer le lien entre le texte ethnographique qui « sort » du terrain et l’image « construite » à partir d’une problématique ou d’une simple envie de comprendre. Il s’agira aussi de faire la démonstration que les sciences sociales et l’image participent ensemble à la compréhension des phénomènes complexes en rendent compte d’une manière complémentaire.

Inscrivez-vous

Notez bien :

  • Les organisateurs ne prennent pas en charge les frais de transport jusqu’à la ville de Midoun à Djerba ;
  • Conditions de participation : niveau master, doctorat en sciences sociales et/ou cinéma ou équivalent ;
  • Contribution aux frais de participation :
    • Participant.e.s inscrit.e.s -ou diplômé.e.s- dans un établissement tunisien :100 dinars ;
    • Participant.e.s résident.e.s à l’étranger : 250 Euros.
  • Nombre maximum : 15 participant.e.s;
  • Dernier délai d’inscription : 1 juin 2021 (vu le nombre limité de place on appliquera la règle du 1er arrivé.e, 1er inscrit.e) ;
  • Confirmation des inscriptions : 1 juillet 2021.