Articles de cet auteur

Appel à donation de livres

Appel à donation de livresPour la création de la Bibliothèque OSAE Call for book donationsFor the creation of the OSAE Library دعوة للتبرع بالكتب من أجل إنشاءمكتبة مرصد السيادة الغذائية و البيئة « Instruisez-vous parce que nous aurons besoin de toute votre intelligence, agitez-vous parce que nous aurons besoin de tout votre enthousiasme, organisez-vous parce …

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Histoire agraire et impérialisme : entretien avec Utsa Patnaik

Max Ajl s’est entretenu avec l’économiste marxiste Utsa Patnaik sur l’histoire agraire et l’impérialisme. Les travaux de Patnaik sur l’histoire économique de l’Inde et d’autres pays sous domination coloniale montrent en quoi cette expérience a accentué l’insécurité alimentaire et le chômage, des tendances qui ont de nouveau émergé sous le néolibéralisme. Cet entretien a été réalisé au sein de l’atelier « Agriculture and Imperialism », organisé par le Thimar Collective, en novembre 2018, à Beyrouth au Liban et a été initialement publié dans la Review of African Political Economy.

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Une lecture politique de la sécurité alimentaire de l’Algérie et du Liban

Les crises, qu’elles soient de nature économique, financière, sanitaire ou politique, ont cette capacité à rendre plus lisible ou visible les vulnérabilités ou les menaces alimentaires qui se profilent dans les pays concernés. Il en a été ainsi de la crise sanitaire dans un certain nombre de pays d’Europe qui ont mesuré les effets des délocalisations de leurs productions agricoles. Les appels à une souveraineté alimentaire impliquant des politiques agricoles nationales volontaristes et le retour vers des systèmes alimentaires territorialisés ont été affiché par les milieux agricoles, les organisations de la société civile et politique et les cercles académiques. La FAO, le PAM et toutes les organisations des Nations-Unis ont, pour leur part, multiplié les alertes relatives à une crise alimentaire, voire une famine, pouvant affecter les pays pauvres et l’Afrique en particulier.

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Annonce de recrutement d’un.e coordinateur/coordinatrice général.e

Tigouliane au croisement du Covid.19 et de la sécheresse

Croyez bien en l’immensité de ma joie de vous savoir ravis de votre séjour à Tigouliane. Mais sachez que derrière le sourire affiché par les femmes et les hommes de Tigouliane2, sourire qui vous a tant émerveillé, se cachent des natures résignées à leur sort et acceptant la fatalité. L’expression usitée Ghayda Youmar Rabbi, « ce que Dieu a ordonné » résume l’état d’esprit des gens. Et c’est de cet état d’esprit, enchâssé dans un faisceau de contraintes et d’espoir que je vais parler.

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Festival du Film Documentaire : Boudhour Doc

Etes-vous passionné.e.s par le cinéma libre et engagé ? Le monde rural, la paysannerie, les questions alimentaires, l’environnement, la biodiversité les ressources naturelles… vous intéressent ? Les changements climatiques vous inquiètent ? Les injustices et les inégalités sociales, écologiques et/ou économiques vous révoltent ? Vous croyez aux rencontres et aux débats de sociétés comme moyens pour faire changer les choses ? Vous croyez qu’un autre monde est possible, voire indispensable ?

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Des Images qui Redonnent la Voix

Dans le cadre du Forum de la Souveraineté Alimentaire et du Climat (ForSAC) – 14/18 octobre 2020 à Sidi Bouzid – organisé par les associations OSAE, FTDES et Nomad08, nous préparons une exposition photographique intitulée « Des Images qui Redonnent la Voix » dédiée aux thématiques du ForSAC : paysannerie et conditions paysannes, dépendance alimentaire, droits sociaux, économiques et écologiques, ressources naturelles et changements climatiques.

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Appel : Le Covid-19, et Maintenant ? 

Appel pour une Agriculture Vivrière qui Nourrit les Humains, Protège le Vivant et Réduit les Risques Ecologiques et Climatiques

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Incidences de l’investissement foncier agricole sur les sociétés rurales – À propos de « la classe moyenne agricole »

La question du foncier agricole au Maroc est centrale dans les agendas politiques. La dernière stratégie de développement agricole, Génération Verte, projette de mobiliser/valoriser un million d’hectares de terres collectives, les distribuer aux ayant-droits de ces terres et à des investisseurs, dans la perspective de créer une « classe moyenne agricole ». L’intention est d’alléger les disparités sociales dans le milieu rural et instaurer un peu de justice sociale. L’article émet l’hypothèse que ces terres seront prises sur les parties du parcours susceptibles d’être cultivées. La nouvelle législation sur la tutelle administrative facilitera les procédures de leur acquisition. Mais la faisabilité de cette bonne intention est problématique. La mobilisation et la distribution du foncier collectif pourrait-elle être une solution à la question sociale et à la marginalité de la population rurale par la création d’une « classe moyenne agricole » ? L’exemple du développement de l’agriculture saharienne sur des terres de parcours, dans le Sud/Est du Maroc, a produit des résultats tout à fait contraires : consolidant le dualisme agraire, accentuant la polarisation ruraux/non ruraux et renforçant la classe des capitalistes agraire. Des facteurs objectifs, tenant à la diversité et complexité des situations des terres collectives, et subjectifs concernant la catégorie visée pour en faire une « classe moyenne agricole », pourraient se dresser devant la faisabilité de cette bonne intention. Les candidats à cette « classe moyenne agricole » disposent-ils des qualifications requises et seront-ils accompagnés et dotés en moyens financiers, techniques et manageriels pour réaliser des projets agricoles viables et productifs sur les terres qu’on leurs aurait attribuées ? L’espoir et le doute sont permis.

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Food Security in Tunisia: A Need to Move Back to Sovereignty

-Habib : On est aussi chez toi, pour toi c’est quoi ici ? On est où ici pour toi ?

-Mohamed Mahdi : Ici c’est une maison familiale, c’est mon père qui l’a construite en 1953. C’est une maison en pisé. On venait ici toutes les vacances d’été, à l’époque on avait 3 mois de vacances. Après bien sûr quand on a grandi, les liens sociaux se sont, un petit peu, rompus avec le lieu mais mon père a toujours continué à y venir et donc à entretenir la maison ; pour entretenir il faut habiter. C’est ainsi que cette maison a pu se conserver.

En fait, je n’ai pas totalement coupé les liens avec le pays parce qu’en 1979-1980 j’ai réalisé un mémoire de fin d’étude, qui s’appelait à l’époque DES (diplôme des études supérieures), sur la tribu. C’était une monographie, avec à la fois un peu d’histoire orale mais aussi de la sociologie de cette région.

[…]

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